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charentelibre.com - De Robien: les locataires trinquent aussi

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charentelibre.com - De Robien: les locataires trinquent aussi

Message par admin le Mar 21 Oct - 15:05


Par Site internet Charentelibre.com, lundi 15 septembre 2008 à 09:55

Par Fanny LE BORGNE


J'ai envie de vivre ici»: rue de Paris, cet étendard publicitaire a longtemps été déployé devant la résidence Le Clos des Acacias pour signaler un appartement témoin à visiter. Dans l'entrée de l'immeuble, une affiche bien différente proclame: «Marre de subir, nous nous devons d'agir.» Certains locataires se sont mobilisés pour dénoncer l'état de leur résidence et de leurs appartements, dont la construction date seulement de deux ans.

Parmi les plus virulents, Cyril Chêne et Krystel Couturier dressent une liste impressionnante de problèmes: infiltrations et dégâts des eaux, mauvaise isolation thermique et phonique, électricité défaillante, finitions manquantes... Beaucoup de petits travaux de réparation ne sont pas effectués (portail, mur extérieur) et l'entretien laisse à désirer (local poubelles, gazon, gouttière, éclairage). Leurs réclamations restent sans réponse, ce qui fait monter leur colère: «On en a marre de payer dans le vide et de réclamer des justificatifs.»

Difficile pour les locataires de savoir contre qui se retourner: afin d'obtenir que des travaux soient effectués, les locataires doivent adresser, par lettre recommandée, une mise en demeure à leur propriétaire bailleur. Certaines associations de défense des locataires conseillent, si rien ne bouge après trente jours, de faire effectuer eux-mêmes les travaux et de déduire le coût de leur loyer. Mais cette solution peut paraître risquée. Cyril Chêne et Krystel Couturier n'ont jamais établi de contact avec leur propriétaire: ils se sont adressés à son mandataire (qui gère la location) ou au syndic de la copropriété (qui en assure la gestion courante). Il est compréhensible que des courriers envoyés au syndic (le groupe La Sit) ne reçoivent pas de réponse: celui-ci n'entretient aucun rapport contractuel avec les locataires. Mais ce n'est pas le cas de la société de gestion locative, en l'occurrence également le groupe La Sit !

Imbroglio immobilier

Présente en tant qu'intermédiaire et exécutant aux deux bouts de la chaîne, La Sit profite de ces ambiguïtés pour tenter d'échapper à ses responsabilités. «On n'est pas décisionnaires, pas libres de faire ce qu'on veut, affirme Kévin Alibert, responsable du dossier. On a conscience qu'il y a un grand nombre de petites choses qui ne vont pas sur la résidence. Mais beaucoup dépendent de la garantie constructeur.» Or ce constructeur, Piera, est en pleine restructuration pour cause de crise de l'immobilier. Selon Kévin Alibert, «ça fait deux ans qu'ils sont muets, y a plus personne pour signer les chèques». Les relations entre les deux sociétés semblent pourtant privilégiées: Piera présente La Sit comme «notre partenaire gestion».

Exemple de cet imbroglio immobilier: des infiltrations d'eau qui font moisir le mur de Krystel Couturier depuis deux ans, et celui de Cyril Chêne depuis six mois. En cause, des joints de baignoire totalement défectueux. Kévin Alibert explique que l'entreprise responsable est en dépôt de bilan. Que celle qui s'est chargée de remplacer les joints n'a pas été payée par Piera, donc refuse de s'occuper des murs. Et qu'une expertise doit avoir lieu sous peu. Quant à l'entretien insuffisant de la résidence, La Sit se dit «en train de dénoncer le contrat» de nettoyage, après avoir déjà changé deux fois d'entreprise prestataire. Décidément, la société de gestion immobilière n'a pas de chance...

Pour La Sit, l'essentiel de la stratégie semble être de minimiser les problèmes. Pourtant, il y a eu six préavis de départs déposés récemment. Cyril Chêne a déménagé fin août, et Krystel Couturier veut en faire autant dès que possible.

L'ancien locataire estime son préjudice entre 4.000 et 10.000 €: «S'ils ne me donnent pas l'argent que je réclame, je les attaque en justice. Ils ne loueront plus.» Kévin Alibert, avec sa casquette de syndic, pense pouvoir prouver devant un juge qu'il remplit ses obligations envers les copropriétaires. Selon lui, «des obligations de moyens et pas de résultats».

Le syndic avoue ne pas déclarer les petits sinistres à son assurance pour ne pas faire augmenter la cotisation. Du côté gestion locative de La Sit, des clauses particulières sont dévoilées aux locataires après la signature du bail. Parmi elles, la facturation des avis d'échéance, totalement illégale: 2,50 € par mois. Selon Krystel Couturier et Cyril Chêne, qui refusent de payer, cette clause abusive représente pour La Sit une source de «trésorerie à bon compte». Quant à Kévin Alibert, il se justifie très simplement: «On n'est pas les seuls à le faire.»

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