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Dépôt de bilan du promoteur immobilier : le chantier arrêté du jour au lendemain

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Dépôt de bilan du promoteur immobilier : le chantier arrêté du jour au lendemain

Message par admin le Mar 24 Mar - 12:36

VIVIERS-DU-LAC (SAVOIE)
Dépôt de bilan du promoteur immobilier : le chantier arrêté du jour au lendemain

Leur rêve immobilier s'est transformé en un cauchemar en forme de chantier. À Viviers-du-Lac, 11 familles avaient acheté, sur plan, leur futur appartement. Sauf qu'en janvier, le promoteur a déposé le bilan. Les travaux se sont arrêtés du jour au lendemain, laissant les bâtiments sans eau, ni électricité. « A peine finis à 70 %, » lâche l'un des propriétaires. Le pire, c'est qu'eux n'ont semble-t-il aucun moyen de recours.
Mi-2007, ce quinquagénaire avait réservé un trois-pièces dans les "Coteaux de Boissy", coquet programme immobilier, joliment présenté. Trois bâtiments de quatre appartements, sur les hauteurs de Viviers-du-Lac. Des T 3, des T 4, dont les prix oscillaient entre 215 000 et 250 000 €. Dans un petit coin calme, au fond d'une impasse. Cette opération en "vente en l'état futur d'achèvement" (Vefa) devait être livrée fin 2008. Un seul lot n'avait pas encore trouvé preneur.
Mais en décembre dernier, les 11 copropriétaires n'ont rien vu venir. A part un courrier du promoteur leur demandant de verser 25 % du coût du bien. Cela portait les paiements effectués depuis la réservation à 95 % du montant total. Les 5 % restants devaient être donnés à la remise des clefs, « dans la première quinzaine de mars », avait indiqué le promoteur, justifiant le retard pris « par des intempéries ».

Stupeur des acquéreurs, au mois de janvier, quand le conducteur de travaux les informe que le promoteur, la société "Les Résidences", a déposé le bilan. Du jour au lendemain, artisans et entreprises, qui ne sont plus payés, quittent le chantier. « Nos appartements ne sont pas viables du tout, tonne un acheteur. Regardez tout ce qu'il reste à faire : la VRD, l'eau, le réseau électrique... » Les portes de garage n'ont pas été posées, les abords sont loin d'être terminés. « On a déjà fait faire des devis. Notre appartement coûtait 217 000 €... Désormais, on va dépasser les 300 000 € ! » Sans compter le retard, qui signifie loyers supplémentaires à payer ou prêts-relais à assumer...

Aucune assurance de fin de travaux n'avait été contractée par le promoteur

« J'ai l'impression de vivre un cauchemar, confie un copropriétaire. On court vers le surendettement ! » Suite à la liquidation judiciaire prononcée le 19 janvier par le tribunal de commerce de Chambéry, un mandataire judiciaire a été nommé. « Le problème, c'est que l'on se trouve tout en bas de l'échelle. Il s'occupera d'abord de payer les salariés, à la limite les artisans créanciers. Nous, on ne touchera rien... » soupire-t-il devant un amas de câbles, qui devrait être le tableau électrique de son logement.
Si les 11 familles concernées sont aujourd'hui à ce point esseulées, c'est que le promoteur n'avait contracté aucune garantie d'achèvement des travaux. Personne, en somme, pour se porter caution en cas de faillite de la société. « On ne s'est pas méfié, » explique un acquéreur, qui paie actuellement les échéances de son prêt en plus de son loyer. « On ne s'est pas préoccupé de ça. Dans notre esprit, quelqu'un qui construit des logements devait forcément être assuré... Maintenant, on n'a plus que les yeux pour pleurer. »


Source : Le Dauphiné

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